vendredi, 15 mars 2013

Aujourd'hui discord

Ce matin je suis plutôt du genre discord, discord avec moi-même personnellement. Je glane des informations ici et là, je cause avec les copains sur Twitter, on vérifie dehors, on s’interroge, on évalue les risques. Il n’a pas plu ni neigé depuis hier et les routes étaient dégagées, cela dit il peut rester des endroits qui ont verglacé. Bref ce sont les affres de tous les motards en hiver quand les températures oscillent autour du seuil sensible (que j’estime à environ 3° Celsius).

Cela dit, tout ça, … où ai-je mis mon casque et mes gants…

jeudi, 14 mars 2013

Parce que je le vaut bien…

Aujourd’hui, journée de formation sur du nouveau matériel. 

En fait j’ai plus ou moins réussi à m’incruster dans une session organisée pour une boîte que je ne connaissais pas encore et qui venait d’acheter ce nouveau serveur de flux, mais pas que. 

J’en profite pour m’incruster, laisser ma carte, faire ma pub, expliquer comme il est nanan [1]  de bosser avec moi ;-) 

mes chevilles ? elles vont bien, merci :-)

Par les temps qui courent, tous les sourires sont bons !

Modulo

(043/366)

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Notes :

[1] Nanan : Tout ce qui est fort agréable, qui a un grand mérite, dont on veut ce faire valoir…

Nanan

Ma grand-mère disait des petits pois cuisinés avec un brin d’hysope : « c’est du nanan ». Hélas, ce souvenir commence déjà à se tordre, à se déformer, à gondoler. Ne disait-elle pas ça à propos des petites fraises qu’elle préparait en salade, ou des gardons qui dansaient dans l’huile (et exhalaient encore l’odeur verte de la rivière ?). Le temps ravageur, ma tête, archiviste sans éthique. Que reste-t-il au juste de la réalité ?

(nanan : tout ce qui est fort agréable, qui a un grand mérite, dont on

veut se faire valoir)


Aujourd'hui nanan

(Tout ce qui est fort agréable, qui a un grand mérite, dont on veut se faire valoir)

Quelque chose de nanan de ma journée… Hmm, là comme ça, je dirais le résultat de ce test, qui selon les chiffres du bidule, montre que je gagne autant qu’un homme à âge, expérience et poste équivalent. Cela m’a bien fait plaisir cette nouvelle !

Hier, glossographe

(Celui qui recueille et explique les mots anciens ou obscurs d’une langue)

Je suis en inter-contrat depuis lundi. J’ai fini la mission chez mon client vendredi dernier d’une manière qui me laisse un peu un goût d’inachevé. Rien de dramatique, et je ne devrais me plaindre, car j’ai la chance d’effectuer cette période à durée indéterminée chez moi. Payée à rester à la maison.

Et je me sens drôlement glossographe quand j’explique ce qu’est l’inter-contrat à ma famille, en particulier à ma maman. 

Pour les sociétés de services de type SSII, l’inter-contrat est une période entre deux missions chez ou pour un client. Pendant cette période, le salarié n’est pas facturable. C’est quelque chose de très courant, et si nous avons un vrai CDI (certaines SSII font signer des CDI chantiers, et dans ce cas la fin de mission correspond aussi à la fin du contrat), nous ne sommes pas au chômage pour autant. Parfois, la société de service n’a pas de places dans ses locaux et/ou de projet interne à faire faire au collaborateur, et dans ce cas, il est parfois autorisé de rester chez lui.

Payé à rester à rien faire. Pour une durée indéterminée.

Moi qui adore mon chez-moi, je pourrais être ravie. Je le suis, car je m’estime pour le coup très chanceuse.
Mais j’ai du mal à prendre cela sereinement.
Tout d’abord, même j’étais volontaire pour quitter cette mission, car je sentais le vent tourner et je voulais maîtriser mon départ (dans le sens : c’est moi qui part, ce n’est pas vous qui me choisissez pour me faire sortir de l’équipe, cette notion était importante pour moi), je trouve que je ne suis pas partie proprement. Départ avancé de six semaines faute de budget, je suis partie comme un vendredi, en laissant mon boulot en plan, comme si je revenais le lundi. J’aurai aimé voir la fin. Bon, ce n’est pas très grave, c’est la vie.
Ensuite, il y a trop d’incertitudes sur l’après : quelle sera ma prochaine mission ? Sera-t-elle intéressante ? Loin de chez moi ? Avec des gens sympas ? Et j’ai combien de temps devant moi pour le lancer dans des projets personnels ?

Pour le coup, il faut que je revienne au Carpe Diem dans toute sa quintessence : vivre l’instant présent. Alors je range. Je vois le rangement un peu comme un anxiolytique : faire le tri dans le matériel pour apaiser ses émotions, ordonner ses idées. Cela ira, j’en suis sûre, mieux après.

 


Ne pas oublier la douceur

Ne pas se figer dans tout ce qui coince (métaphoriquement, comme littéralement, mais chez moi, l’un est souvent suivi d’effet par l’autre).

Ne pas se laisser prendre dans la spirale de l’angoissant, du “on se sent seuls”, du “c’est dur”.

Se dire que c’était du nanan[1], hier, que de, pépin pépite, rester coincée [2] à la maison et entendre les enfants rire et jouer ensemble tout du long. Car oui, avant tout, ils s’aiment et s’amusent bien ensemble. Ne pas perdre ça de vue.

Et puis c’était du tout doux de se laisser cocoonner, par les bons soins attentifs de l’un, le coup de fil des autres, les petits mots ici ou là.

Que la vie fait chouettement les choses, qu’on s’est bien trouvés, qu’on est une bonne équipe pour gérer le merdier, que ce sur quoi on a prise, on est armés pour agir dessus, qu’après, il y aura le libre-arbitre.

Que les mots d’amour volent chez nous, qu’on s’y dit des douceurs tous les jours et quoi qu’en disent certaines, ça n’est pas de la bisounourserie, c’est juste une façon de supporter mieux le monde quand il ne nous convient pas, que de fabriquer de l’amour là où on peut.

Notes

[1] Tout ce qui est fort agréable, qui a un grand mérite, dont on veut se faire valoir

[2] oui, littéralement, par un torticolis

Sucette

Qu’il est doux, ce message qui m’informe que j’ai gagné un prix. Qu’il est bon, cet email qui m’offre un bon pour un bonbon. Une jolie sucette pour laquelle j’ai candy daté. C’était il y a deux mois déjà, mais je n’avais pas cessé d’espérer.

Qu’il est charmant, au matin, de se réveiller tout brossé. De découvrir du nanan.

366 obsolètes à prise rapide

14/03 : nanan

Le nanan c’est comme un radar repérant ce qui a grand mérite, un gag dont on peut se faire valoir, un DVD excellent à revisionner sans impression de ressasser l’histoire et, surtout, des solos avec elle pour rêver encore et encore.

C’est juste un mot qui pris par n’importe quel bout, de gauche à droite ou de droite à gauche, donne la même chose. N’importe où. Ici en compagnie de Pep, à Noyon sans Bob, voir même à Laval avec Eve.

En fait le nanan n’a aucun sens….

Non ?

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