Nous sommes tous morts à vingt ans

J’suis pas mort à vingt, mais là tout de suite j’suis un peu mort mais je n’ai plus vingt ans. Bref, réveil à trois heures du mat’, ne me demandez pas pourquoi, je n’en sais rien du tout, et pourtant je suis un poil fatigué, à quatre heures passées, au moment où j’écris ce petit billet.

Pourtant hier soir n’était pas celui de la fête de la musique, alors à part quelque youyous du mariage d’à côté et ceux, un peu plus bruyants des algériens du quartier après la victoire de l’équipe nationale d’Algérie à la coupe du monde de foot — qui aurait cru qu’il y eut tant d’algériens en plein milieu du quartier chinois ? — rien d’exceptionnellement gênant pour dormir.

L’insomnie est la face sombre de l’imagination.

Delphine de Vigan, No et moi

Ça doit être ça, encore un rêve blanc et noir, voire en couleur — moi qui croyait ne rêver qu’en noir et blanc, sauf une fois, eh bien c’est terminé, tout progresse, c’est étonnant ! —, avec du noir, qui aura mal tourné. Faut dire que c’est assez mouvementé depuis quelques semaines du côté onirique de mes nuits.

Sur ces vaines paroles cliquetantes et pourtant silencieuses je vais aller retrouver mon paddock et le moustique qui tourne autour depuis cette nuit ; quelle idée aussi de vouloir dormir la fenêtre et les volets grands ouverts alors qu’il ne fait même pas au moins quarante deux degrés Celsius dehors ?

Bonne nuit ! Enfin, ce qu’il en reste pour ceux de mon fuseau horaire…

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